Des ouvriers de l’imprimerie du Monde ont occupé le siège de Free
Selon l’AFP, des ouvriers du Livre du syndicat SGLCE-CGT de l’imprimerie du Monde ont occupé ce matin, à partir de 9h30, le siège de Free à Paris. Ils souhaitaient ainsi réclamer une rencontre Xavier Niel, qui est un des actionnaires du journal.
"Nous demandons une rencontre avec Xavier Niel pour discuter de l’imprimerie du Monde à Ivry et de sa modernisation. Elle est nécessaire pour pérenniser le site industriel et sauvegarder l’emploi", a expliqué à l’AFP Marc Norguez, secrétaire général du SGLCE-CGT. "Compte tenu qu’il est l’une des premières fortunes de France, a-t-il insisté, on considère qu’il a les moyens de participer avec Matthieu Pigasse et Pierre Bergé à un investissement de l’ordre de 20 à 30 millions d’euros qui permettrait de relancer complètement l’imprimerie, de garantir l’indépendance du quotidien et de sauver des emplois même si on sait aussi qu’une modernisation entraînera aussi des baisses d’effectifs." Free de son coté n’a pas souhaité faire de commentaires.

Nouvelle mise à jour pour Freebox Fax (...)

















Stan
En fait, une partie de la mentalité française pourrait presque se résumer à ça :
"Je veux travailler moins, avoir une augmentation et que les prix baisses pour que mon pouvoir d'achat augmente, et tout ça, en garantissant que mon patron (ou les actionnaires) ne va pas délocaliser, ne va virer personne, va moderniser mes outils de travail mais sans tout changer trop vite non plus (sinon je m'y retrouve plus et ça génère du stress)".
Si vous ne voyez aucun problème dans l'équation ci-dessus, alors le réveil risque d'être douloureux... ou alors éventuellement en autarcie totale, à toute petite échelle, de préférence dans le Larzac et avec une pointe de LSD pour faire passer l'amertume de la soupe aux orties.
Être actionnaire, c'est prendre des risques. Et les risques, ça se mesure. Et la mesure du risque, c'est beaucoup de travail... Je ne connais aucun actionnaire particulier qui ait réussi à faire fortune sans beaucoup travailler (pour minimiser les risques, donc).
On a qu'a virer tous les riches et méchants patrons ! Ah mais oui, mais qui va prendre des risques et créer des emplois alors ?
Bien sûr qu'il y a des dérives et que certain finissent par abuser plus que largement du système. Mais ces dérives ne sont pas l'apanage des méchants patrons. Le pouvoir de nuisance des syndicats, et leur faculté à en abuser est tout aussi choquante. L'occupation des bureaux de Free en est une parfaite illustration. Les perturbations du trafic des RER A et B pour cause de grève pendant les épreuves du BAC en est un autre.