Charlie remonte le temps
Charlie remonte le temps, rejoignez le célébre globe-trotteur au pull rayé dans (...)

France3 continue sa politique du film du samedi soir, pioché parmi les classiques. Ici, c’est un classique du genre SF, réalisé par Ridley Scott, d’après un roman de Philip K. Dick.
Autant dire que certains l’ont déjà vu plusieurs fois, et que la honte s’abatte sur ceux qui ne l’ont pas vu. Tout y est : paranoïa, contrôle des citoyens, replicants et ville sombre, humide et polluée. Le futur est rieur...
Samedi 23 janvier 2010 à 22h35 sur France 3
Il existe plusieurs versions de Blade Runner. En France on en dénombre principalement trois:
- version producteur: celle sortie au cinéma en 1982
Elle a été modifiée par des techniciens à la demande du producteur et sans l'accord de Ridley Scott (pratique malheureusement courante aux US) afin de plaire à un public le plus large possible (en incluant notamment la voix off et la happy-end) ; suite aux réactions du public des projection-tests de Denver, Dallas et San Diego. Ce public s'attendait à un film "facile" du type Guerre des étoiles sorti justement quelques mois auparavant, dans lequel Harrisson Ford jouait aussi.
La voix off était destinée à permettre au spectateur de mieux comprendre l'histoire et "remplir les silences". Cette voix-off ne dénote pas avec l'atmosphère du film mais bride l'imagination du spectateur et gâche le potentiel contemplatif du film. Elle n'est pas nécessaire à la compréhension du film. Certains l'apprécient, d'autres pas, cela se discute.
La happy-end rajoutée, en revanche, casse véritablement la portée du film et n'est d'aucune utilité, sinon répondre à une tradition détestable et infantilisante du cinéma pop-corn américain.
- version réalisateur (Director's Cut): celle sortie en vidéo en 1992 (et diffusée ce soir sur France 3)
Ridley Scott a remonté le film avec la pellicule d'origine. Cette version est très proche de la première version des projections-test, mais le réalisateur est resté insatisfait de ne pas avoir eu la possibilité de le restaurer et de corriger les imperfections dues à un tournage chaotique.
- version finale (Final Cut): la version restaurée en 2007 par Ridley Scott, sortie en DVD et Blu-Ray
Dans cette version, certaines scènes présentant des défauts ont été tournées à nouveau (notamment celle du "retrait" de Zhora), la pellicule originale a été restaurée, le son remasterisé et certains éléments de post-production (effets spéciaux) refaits ou améliorés à l'aide des technologies d'aujourd'hui. Il n'est maintenant pas question de nouvelle version, cette version doit être la définitive.
L'article de Wikipedia dénombre pas moins de 7 versions différentes du film (http://fr.wikipedia.org/wiki/Blade_Runner_(film)).
A noter qu'à l'occasion des 25 ans de Blade Runner, en 2007, est re-sortie l'inoubliable bande originale de Vangelis, en pas moins de 3 CD : le premier est identique à la BO déjà sortie en 1992, le second contient les musiques du film qui manquaient à la première BO et d'autres qui n'avaient pas été intégrées au film ou partiellement, et le 3ème contient de nouvelles musiques inspirées de l'univers du film.
Petite boulette dans mon commentaire précédent: la 1ère version de la BO est sortie en 1994 (et non 1992), soit 12 ans après la sortie du film.
A noter, pour la petite histoire, que Google s'est inspiré du vocabulaire de Blade Runner pour son Google Phone : le système d'exploitation s'appelle Android (la dénomination des réplicants dans le livre de K. Dick d'où est tiré le scénario du film) et le téléphone s'appelle Nexus One : dans le film, les Nexus 6 sont la dernière génération de répliquants "plus humains que l'humain".
En fait pour moi la dernière image qui m'a marquée dans ce film c'est celle du nexus (Rutger Hauer) qui meurt au sommet de l'immeuble. Je ne me rappelais pas de l'happy end. Oui la vois off ( en français) colle tout à fait à l'ambiance. Même si ce n'est pas le choix du réalisateur cela en fait un film plus intimiste où l'on voyage dans la tête de Harisson Ford. Le reste du film devient alors juste comme un cauchemar de la réalité. A tel point que les réplicants deviennent eux la vrai réalité de l'humanité alors que les autres véritables humains semblent l'avoir perdu. Et Harisson Ford est au milieu comme le dernier humain (même si on peut croire qu'il est un réplicant, ce qui n'apparait pas quand même de manière évidente) à avoir une conscience.
Maintenant c'est sur qu'un film doit refléter la volonté du réalisateur sinon ce n'est plus vraiment son film.
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lmp
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Excellent mais il a déjà été multidiffusé y compris dans cette version définitive.