Freezone S'inscrire

Hadopi : La Cour de Cassation a réfuté la validité juridique de l’e-mail

Dans le cadre de la réponse graduée, Hadopi envoie un message d’avertissement au titulaire de l’abonnement par email via le fournisseur d’accès et réitère cette opération dans un délai de six mois dans le cas du renouvellement des faits.

 
Or, la Cour de Cassation a remis en cause le principe de validité et de la preuve de l’écrit électronique. Par conséquent, si ces principes sont étendus à la procédure de la Haute Autorité, la première étape de la réponse graduée pourrait être caduque.

 
Selon PcINpact, la Cour d’appel de Dijon avait admis comme preuve cet émail, mais pas la Cour de cassation. Celle-ci a rappelé les grands principes en la matière, qu’on retrouve dans l’article 1316-4 du code civil : « lorsqu’elle est électronique [la signature] consiste en l’usage d’un procédé fiable d’identification garantissant son lien avec l’acte auquel elle s’attache. La fiabilité de ce procédé est présumée, jusqu’à preuve contraire, lorsque la signature électronique est créée, l’identité du signataire assurée et l’intégrité de l’acte garantie, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État ».

 
Ainsi, sans signature électronique démontrant l’identité du signataire et l’intégrité du document, l’email ne vaut rien. Par conséquent, la Hadopi pourrait avoir quelques difficultés à calculer le premier délai de 6 mois si elle ne peut prouver l’envoi du premier email, la première étape de la réponse graduée. 

 

Publié le par
Partager sur Google + Partager sur Twitter Partager sur Facebook Alertes mail Partager
COMMENTAIRES DES LECTEURS (13)
Posté le 03 novembre 2010 à 11h09 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter Voter plus un Voter moins un

pauvre hadopi à chaque pas une embûche ......lol

Posté le 03 novembre 2010 à 11h33 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter Voter plus un Voter moins un

Encore une fois, on se rends compte que c'est une loi qui a été baclée...

Posté le 03 novembre 2010 à 11h36 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter Voter plus un Voter moins un

Quand on voit que le Fax est encore la seule solution pour prouver quelque chose (offre de prêt immobilier etc...), on est loin d'un mail signé et validé !

Posté le 03 novembre 2010 à 11h51 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter Voter plus un Voter moins un

Et si nous décidions tous de revendiquer l'envoi des mails de l'Hadopi, comment la justice pourrait décider d'attribuer cet envoi à l'Hadopi plutôt qu'a nous sans signature numérique ?

A moins bien sur de perquisitionner tout le monde .....

 

Rigolant

Avatar du membre
Snir
Envoyer message
 
273 points
Posté le 03 novembre 2010 à 11h52 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter Voter plus un Voter moins un
Anonyme a écrit
Cela m'énerve ce type d'analyse. Tout le monde reprend l'analyse complètement erronée de PC inpact.Pour rappel, l'écrit numérique à la même valeur que l'écrit papier, c'est le code civil. Dans l'affaire jugée, le propriétaire de l'appartement et auteur supposé de l'un des mails contestait l'avoir écrit. En d'autres termes, il s'agissait selon lui d'un faux. Hors pour qu'il puisse lui être opposé malgré ses dénégations il aurait fallu que le mail en question soit signé électroniquement et non manipulé (conservé intact). Cela n'a donc rien à voir avec l'hadopi. L'Hadopi ne prétendra jamais ne pas être l'auteur de l'avertissement (sauf si c'est du phishing). Pour qu'un mail sans signature électronique soit valide devant la justice, il suffit que l'auteur supposé ne le conteste pas. Après la preuve de réception est une autre histoire et il est possible que pour la mettre en oeuvre, il faille aussi une signature électronique, un certificat, mais ici cet article est complétement hors sujet, cette affaire n'intéresse en rien l'HADOPI telle qu'expliquée.        

 

Monsieur le juriste anonyme énervé, tu te crois plus fort que la cour de Casssation => "Or, la Cour de Cassation a remis en cause le principe de validité et de la preuve de l’écrit électronique."

 

Posté le 03 novembre 2010 à 11h52 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter Voter plus un Voter moins un

Voila une loi encore bien faite. C'est quand le prochain épisode    Langue tirée

Posté le 03 novembre 2010 à 14h10 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter Voter plus un Voter moins un
Anonyme a écrit
"Qu'en statuant ainsi, sans vérifier, comme elle y était tenue dès lors que M. X... déniait être l'auteur des messages produits par Mme Y..., "Merci donc comme le précisais cela ne pose souci que dés lors que l'auteur présumé nie avoir écrit le mail. Comme je ne crois pas que l'hadopi niera avoir envoyé un mail et en etre l'auteur le reste est sans objet avec l'HADOPI.

Merci pour ces remarques judicieuses cependant, quand on envoi un email en mode "simple", il n'y a pas moyen de s'assurer à tous les coups que l'email a bien été diffusé (sauf à mettre une image ou un lien vers un site web (mais certains lecteurs d'emails bloquent ces accès) ou une demande de confirmation de lecture (pas forcément automatique). Hadopi a t il les moyens de prouver que l'email a bien été acheminé ? J'aimerais bien le savoir.

Pour un courrier papier classique, pour les procédures "importantes", on utilise bien l'avis de réception. L'email ne permet pas d'avoir l'équivalent à 100% Je pense que l'on peut chercher des noises à Hadopi (et que l'on en trouvera)

Avatar du membre
ERA
Envoyer message
 
1073 points
Posté le 03 novembre 2010 à 15h47 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter Voter plus un Voter moins un
Posté le 03 novembre 2010 à 19h22 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter Voter plus un Voter moins un

Hadopi c'est cool.... lolRigolant

Posté le 03 novembre 2010 à 20h13 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter Voter plus un Voter moins un

Un principe de sécurité informatique simple : quand vous recevez un document informatique, vous n'avez aucune garantie qu'il n'a pas été modifié et aucune garantie sur l'identité de son émetteur.

Rien que cela suffit à invalider toute procédure juridique ou administrative basée sur tout mode de communication électronique.

Posté le 03 novembre 2010 à 22h27 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter Voter plus un Voter moins un

Il me semble qu'il a été dit que le premier mail d'avertissement est gratuit et n'engageait pas la suite de la procédure. En d'autres termes si on ne l'a pas reçu et bien tant pis pour le piratin! ...présomption d'innocence ... quelle notion périmée !

Posté le 03 novembre 2010 à 23h49 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter Voter plus un Voter moins un
Anonyme a écrit
  donc comme le précisais cela ne pose souci que dés lors que l'auteur présumé nie avoir écrit le mail. Comme je ne crois pas que l'hadopi niera avoir envoyé un mail et en etre l'auteur le reste est sans objet avec l'HADOPI.

Pas forcement. Le destinataire peut facilement dire qu'il n'a pas pu identifier l'expéditeur et par conséquent a détruit le spam sans le lire. Principe de précaution contre le spam et les virus. C'est ce que je fais de manière automatique sur un serveur d'entreprise. Tout message de la messagerie interne non signé est détruit car forcement envoyé par un autre outil que celui installé sur les PC de l'entreprise.

Le destinataire peut nier avoir reçu un mail d'HADOPI, puisqu'il n'y a aucun moyen d'identifier l'expéditeur.

Posté le 12 mars 2012 à 10h39 Citer le commentaireSignaler le commentaireRemonter en haut de pageDescendre en bas de pagePartager ce commentaire sur Twitter

La machine Hadopi est belle et bien en marche car je connais quelqu'un qui a reçu un courrier récemment.

Webmaster du site : http://www.thepilotage.com/

RUBRIQUE COMMENTAIRE
Bonjour, avant de poster, veuillez vous assurer d'avoir pris connaissance des règles.

X

Quatre consignes avant de réagir :

  • Rester dans le cadre de l'article. Pour des discussions plus générales, vous pouvez utiliser nos forums.
  • Développer son argumentation. Les messages dont le seul but est de mettre de l'huile sur le feu seront modifiés ou effacés sans préavis par la rédaction.
  • Respecter les acteurs de l'informatique et les autres lecteurs. Les messages agressifs, vulgaires, haineux, etc. seront modifiés ou effacés sans préavis par la rédaction.
  • Pour toute remarque concernant une faute dans l'article, merci de nous contacter exclusivement par le formulaire "signaler une erreur" lors de la sélection du texte de l'article (les commentaires portants sur ce sujet seront systématiquement supprimés).

Vous devez créer un compte Freezone et être connecté afin de pouvoir poster un commentaire.

DANS VOS REGIONS
Si vous attendiez une évolution de la boutique Free Mobile, ce serait :
Image vide